Contrairement aux idées reçues, la vrillette ne se limite pas aux charpentes : elle s’invite volontiers dans les planchers, lambris, escaliers, meubles anciens ou encore les éléments de menuiserie intérieure. C’est la larve, et non l’adulte, qui creuse pendant plusieurs années des galeries sinueuses dans l’aubier.
À Biot et dans le vieil Antibes, nos charpentiers rencontrent fréquemment des infestations sur du châtaignier, du chêne ou du peuplier, souvent associées à un taux d’humidité supérieur à 12 %. L’environnement frais des caves voûtées et des combles non ventilés favorise leur cycle de reproduction.
Un diagnostic précoce est décisif : plus l’infestation est ancienne, plus les sections de bois perdent leur capacité portante, au risque d’exiger un renforcement structurel.